Alptis, acteur de la Prévention santé
“Pour Alptis, la prévention constitue non seulement un formidable vecteur de préservation de la santé mais également, un moyen non négligeable de réaliser des économies d’Assurance Maladie.
C’est pourquoi nous la mettons en oeuvre concrètement via l’action de terrain de 60 Comités locaux d’Adhérents dans toute la France. Bénévolement, quelque 600 Adhérents organisent ainsi tout au long de l’année des manifestations gratuites et ouvertes à tous sur des thèmes de santé ; il s’agit de sensibiliser le plus grand nombre aux comportements responsables en santé et de délivrer des messages clairs de prévention.
Dans le cas de l’hémochromatose, l’information du public s’avère particulièrement cruciale pour le dépistage précoce de la maladie.
En effet, l’hémochromatose est une maladie très méconnue, sur les 200 000 personnes atteintes dans notre pays, 160 000 ignorent leur état. Au lieu d’être réalisé à 20-30 ans par une simple prise de sang, son diagnostic est souvent effectué trop tard, à 50-60 ans, quand les complications sont graves et irréversibles. Beaucoup de malades passent ainsi de longues années à souffrir de maux inexpliqués, ils ne savent
parfois jamais qu’ils sont atteints d’hémochromatose.
Mieux faire connaître la maladie pour mieux la combattre, c’est le credo de l’Association Hémochromatose France avec laquelle Alptis a noué un partenariat depuis 2007”.
Georges Vuitton,
Vice-président de l’association Alptis
Qu’est-ce que l’hémochromatose ?
“En manque d’information sur l’hémochromatose, 160 000 Français, malades sans le savoir, ignorent que le fer qu’ils accumulent tous les jours dans leur organisme les conduit sournoisement vers une invalidité, et parfois une mort prématurée. L’hémochromatose tue encore aujourd’hui 2 000 personnes par an. C’est un scandale de santé publique”.
Professeur Henri Michel,
Président de l’Association Hémochromatose France (AHF)
Le fer, indispensable à la vie mais toxique en excès
• Un excès de fer dans le sang
L’hémochromatose est due à une accumulation progressive de fer dans le foie, le coeur, le pancréas, les glandes endocrines, les articulations… Non traitée, la maladie évolue insidieusement et risque de provoquer, à partir de 25-30 ans chez l’homme et de 30-35 ans chez la femme, des atteintes graves (cirrhose, cancer du foie, insuffisance cardiaque…) susceptibles d’entraîner une invalidité, voire une mort prématurée.
• Une maladie génétique
L’hyperabsorption de fer alimentaire est liée à une anomalie d’un gène, le gène HFE1. En effet, la mutation de ce gène est responsable de la disparition de l’hepcidine, hormone qui règle l’absorption du fer au niveau du tube digestif.
• La transmission de la maladie
Une personne qui souffre d’hémochromatose a reçu de chacun de ses parents un gène HFE présentant la même anomalie ; elle est dite “homozygote”. Une personne ne présentant qu’un gène anormal ne développe pas la maladie ; elle est dite “hétérozygote” ou “porteur sain”.
Quels sont les symptômes ?
La surcharge en fer, 9 fois sur 10 une absence ou une erreur de diagnostic
Les symptômes sont constitués de signes très divers :
- Une fatigue anormale, permanente et intense,
- Des douleurs articulaires aux doigts (poignée de main douloureuse), pieds, genoux, chevilles, coudes, épaules…
- Des troubles du rythme cardiaque,
- Des problèmes sexuels (perte du désir, érection difficile…),
- Un essoufflement à l’effort, même minime,
- Une maladie du foie,
- Une hyperglycémie intermittente (élévation du taux de sucre dans le sang), un diabète,
- Une pigmentation grise de la peau
- Une dépilation, une chute des cheveux…
Si vous présentez de manière chronique plusieurs de ces signes, parlez-en à votre médecin traitant qui vous prescrira les examens nécessaires.
La maladie étant mal connue, ces symptômes sont souvent mal interprétés ; le patient est orienté vers un spécialiste (cardiologue, rhumatologue, psychiatre, sexologue, diabétologue…) pour un de ces symptômes et non pour la cause réelle de ses maux.
Pourtant, il est primordial que la maladie soit diagnostiquée au plus tôt et prise en charge avant que l’excès de fer ne provoque des lésions irréversibles aux organes et articulations.








