La pratique des jeux dangereux entraîne la mort chaque année d’une dizaine d’enfants en France. Parmi le million d’enfants concernés par ces jeux en tant qu’acteurs, victimes ou spectateurs, 59 % cherchent d’abord à « faire comme les autres » et 46 % affirment que ces jeux sont « drôles ». i Les jeux dangereux ont principalement lieu à l’école, même à la maternelle. Une réalité que les parents ont souvent du mal à concevoir, puisque 40 % d’entre eux ne pensent pas que les jeux dangereux puissent être pratiqués à l’école primaire.
90 jeux dangereux
L’un des jeux de “non oxygénation” les plus connus est le « jeu du foulard » qui provoque des hallucinations. Généralement pratiqué à plusieurs, il devient encore plus dangereux lorsqu’il est reproduit seul, avec un lien. Parmi les jeux d’agression, il existe le « happy slapping », qui consiste à filmer et diffuser l’agression d’une personne pour l’humilier.
Coma, traumatisme crânien, fractures, hémorragie… : les séquelles physiques sont nombreuses, sans compter les conséquences psychologiques telles que la peur, le repli sur soi, la perte de confiance, la perturbation du sommeil…
Comment faire face à ce phénomène ? Comment repérer les signes d’alerte et les comportements à risques ? Après avoir expliqué le contexte de ces jeux et fait comprendre les dynamiques de groupes chez les enfants, Magali Duwelz, présidente et fondatrice de SOSBENJAMIN, insistera sur les actions de prévention possibles à mettre en place pour lutter contre de telles pratiques.





