“Don d’organes. Pour sauver des vies, il faut l’avoir dit”

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150X200_dondorganesA l’occasion de la 10ème Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe le mardi 22 juin 2010, l’Agence de la biomédecine centre sa campagne d’information sur la finalité du don d’organes : permettre des greffes pour sauver des vies.

Objectif

Le principal objectif de cette journée est d’informer les Français des enjeux du don d’organes, des démarches à accomplir pour être donneur ou pour refuser le don.
Elle invite chacun d’entre nous à prendre une décision sur le don de ses organes et à partager son choix avec ses proches. Le but étant de transformer en acte concret, une décision généreuse.
En effet, quand un prélèvement d’organes est possible, les médecins se tournent vers la famille du défunt pour s’assurer de son choix. Malheureusement, aujourd’hui, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé. Dans 6 cas sur 10, le refus provient de la famille qui s’abstient d’autoriser le prélèvement car elle ne connaît pas la décision du défunt.

Chaque année, la greffe d’organes permet de sauver la vie ou d’améliorer notablement les conditions de vie de plus de 4 500 malades. Un donneur permet de greffer 4 personnes en moyenne.
En 2009, près de 14 400 personnes ont attendu une greffe. 4 580 personnes ont été greffées mais 250 personnes sont mortes faute d’organes disponibles.
Une personne greffée peut reprendre une vie quasiment normale. En France, on estime que près de 40 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.

Les conditions du don

Il n’y a pas d’âge limite pour le don, tout le monde peut donner son accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après la mort. Pour les mineurs, l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux est indispensable au don.
Il n’y a pas de conditions de santé à remplir pour donner. Le prélèvement peut même s’effectuer sur certains donneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Les médecins jugent alors, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.

Comment informer de sa décision

La carte de donneur constitue une trace de votre accord mais elle n’a aucune valeur légale : carte ou non, les médecins doivent consulter les proches avant d’envisager tout prélèvement.
Pour les personnes opposées au don, la réglementation permet de s’inscrire sur le registre national des refus, géré par l’Agence de la biomédecine. Ce registre est systématiquement consulté par les équipes médicales lorsqu’un prélèvement est envisagé.

Pour en savoir plus :

www.ledonlagreffeetmoi.com

www.dondorganes.fr

Le site de l’agence de la biomédecine

Le don d’organes

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Parler du don d’organes sans tabou, c’était l’objectif de la conférence-débat gratuite et ouverte à tous organisée le 7 novembre 2008 à Saint-Quentin (02) par le Comité local d’Adhérents Alptis (présidé par Bernard LEMAIRE), en partenariat avec l’Association pour le Don d’Organes et de Tissus Humains de l’Aisne (ADOT 02).

En 2007, en France, 13 081 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente d’un organe. 4 666 ont été greffées et 227 sont décédées, faute de greffon. Or, un donneur décédé peut sauver jusqu’à 4 vies avec ses organes. Donner est donc un acte citoyen et il n’y a pas d’âge pour le faire ; ce qui compte, c’est l’état des organes.

Greffe et don d’organes

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« Dire sa position sur le don d’organes et la greffe à ses proches, c’est les aider à répondre sereinement à la question posée par l’équipe médicale en cas de décès brutal. »
Tel est le message porté par l’Agence de la biomédecine.

En savoir plus sur le don d’organes après la mort

Seules les personnes décédées en état de mort encéphalique* dans un service de réanimation peuvent être prélevées. Mais elles sont peu nombreuses : en 2006, 3067 personnes ont été recensées en état de mort encéphalique et 1 442 ont été effectivement prélevées. L’activité cardiaque et la respiration sont alors maintenues artificiellement pour préserver les organes et permettre le prélèvement puis la greffe. Ce maintien ne peut durer que quelques heures.

*La mort encéphalique ou mort cérébrale désigne l’arrêt de toute activité du cerveau. Elle fait suite à un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien.

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