Le dépistage au fil des âges
Plus les troubles de la vision sont détectés tôt, mieux ils sont traités.
• Enfance
Même s’il ne présente aucun signe anormal, l’enfant doit être suivi dès le plus jeune âge : examen néonatal, suivi pédiatrique entre deux et quatre mois, visite du neuvième mois, consultation entre 2 ans et demi et 3 ans…
- Amblyopie : le bébé voit mal d’un œil (œil paresseux) mais ce n’est pas facile à repérer. Un dépistage précoce chez un spécialiste permet d’engager facilement une rééducation. Après 2 ans, c’est plus long et difficile.
- Strabisme : le bébé louche et il doit être montré à un ophtalmologue, surtout s’il a des antécédents familiaux. Non traité, le strabisme peut nuire à la vision de façon définitive.
• Âge scolaire
- Myopie de croissance : l’enfant voit flou de loin.
- Hypermétropie : l’enfant fournit des efforts constants pour voir façon nette, ce qui le fatigue et provoque des maux de tête.
- Astigmatisme : l’enfant voit d’une manière déformée.
• 40 ans
- Glaucome : la mesure du tonus oculaire tous les 2 ans est indiquée (tous les ans pour les personnes aux antécédents familiaux).
• 50 ans
- Rétinopathie diabétique : l’examen systématique du fond d’oeil tous les ans est indispensable chez les diabétiques.
• 55 ans
- DMLA : il convient de vérifier tous les ans l’état de la macula.
La rétinopathie diabétique
Une cause majeure de cécité et de malvoyance chez les diabétiques
“En détectant les premiers signes de la rétinopathie diabétique (micro-anévrismes), l’examen du fond d’oeil permet de prévenir les dérapages du diabète : si la rétine est touchée, le rein, le coeur… le sont aussi.
Le dépistage précoce de cette maladie permet donc de réviser à temps le traitement du diabète, par des mesures hygiéno-diététiques notamment, de façon à éviter les applications de laser. Dans de nombreuses régions, il existe des réseaux de soins qui fédèrent médecins généralistes et spécialistes pour une prise en charge optimale des diabétiques. L’état de santé général du patient (yeux, reins, pieds…), est tout de suite accessible, ce qui permet à chacun de prendre les mesures adéquates”.
Docteur François Leboucq
La rétinopathie diabétique est une complication d’un diabète mal équilibré. L’excès de sucre dans le sang endommage les petits vaisseaux de la rétine, membrane qui permet de voir. Négligée, cette maladie peut aller jusqu’à la perte de la vue.
Cependant, une surveillance ophtalmologique régulière, assortie d’un bon équilibre du diabète et de la tension artérielle, permet d’éviter une telle aggravation.
Diabétiques : votre suivi ophtalmologique est capital
• Entre 2 et 2,5 millions de diabétiques en France.
• 30 à 40 % développent une rétinopathie (la plupart souffrent de diabète de type 2).
• 1 000 diabétiques deviennent aveugles tous les ans.
• Dépistage
La rétinopathie diabétique est une maladie sournoise : il n’y a aucun symptôme avant le stade des complications. Entre le début du diabète et la baisse visuelle, une quinzaine d’années peut ainsi s’écouler. Seul un examen systématique du fond d’oeil réalisé chaque année permet de la diagnostiquer suffisamment tôt. En cas d’anomalie, une angiographie sera effectuée.
• Traitement
L’évolution de la maladie peut être ralentie par le maintien d’un bon équilibre de la glycémie et de la tension artérielle ainsi que par des séances de laser, efficaces si elles sont mises en oeuvre de façon précoce (dans 90 % des cas, elles permettent d’éviter malvoyance et cécité). La surveillance régulière du fond d’oeil est donc capitale : elle permet de déterminer le meilleur moment pour appliquer le traitement par laser.
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