Prévention du suicide
Comment repérer le risque suicidaire chez un adolescent ? Que faire pour le prévenir ?
Comment accompagner une personne suicidaire ?
Docteur Annie ESSADEK, médecin psychiatre au centre médico-psychologique de Vannes, et Patrice RICHEBOEUF, psychologue clinicien à la Maison des adolescents de Vannes, feront part de leur expertise sur le sujet.
Pour le Docteur Annie EASSADEK, la personne suicidaire n’est pas une personne qui veut mourir mais une personne qui n’arrive plus à vivre avec sa souffrance. Parler du suicide avec cette personne, c’est donc ouvrir la porte à un dialogue, écouter la souffrance de l’autre et en accepter l’existence. « Il faut pouvoir entendre que la souffrance est telle qu’aucune solution ne semble envisageable pour diminuer cette douleur et qu’il n’y a aucun autre choix que celui de mettre fin à ses jours, même si c’est un non choix. » Trop souvent les personnes sont isolées, coupées de leurs émotions et rationalisent leur décision ou, au contraire, sont très émotives, agitées ou troublées. Dans ce contexte, tout signe, toute parole est à prendre au sérieux ; il faut décoder la demande d’aide, déculpabiliser le mal-être et aussi, verbaliser le fait qu’il n’y a pas de honte à aller mal ni à accepter de l’aide.
Il n’y a donc pas de risque à parler du suicide avec une personne en souffrance, au contraire, elle sera soulagée d’être écoutée et comprise et pourra enfin se confier. L’important est d’établir une relation de confiance afin de briser l’isolement et d’envisager d’autres solutions. Dans le cas précis de l’adolescent suicidaire, Patrice RICHEBOEUF souligne qu’il est fondamental de situer la problématique dans la situation de maturation psychique du sujet et ce, afin de mieux appréhender les potentialités de passage à l’acte suicidaire.

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Docteur Patrice Richeboeuf ( Psychologue clinicien) Maison des Adolescents (Médecin psychiatre) Centre Médico |
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