La greffe, source de vie
En 2007, en France, 13 081 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente d’un organe. 4 666 ont été greffées et 227 sont décédées, faute de greffon. Or, un donneur décédé peut sauver jusqu’à 4 vies avec ses organes.
Pour faire face à l’insuffisance persistante d’organes à greffer et ce, malgré la hausse constante des prélèvements depuis 2000, l’Agence de la biomédecine et des associations comme France ADOT se mobilisent pour inciter les Français à donner leur position sur le don d’organes à leurs proches. Car si le consentement présumé est énoncé dans la loii, la consultation de la famille est obligatoire et sa décision est toujours respectée. En 2007, 28% des non prélèvements font suite à refus des proches. Parler du don d’organes en famille est donc essentiel pour faire connaître sa position.
Pour pallier cette pénurie, l’Agence de la biomédecine envisage également de développer le prélèvement venant de donneurs vivants (reins) et de personnes décédées après un arrêt cardiaque (technique démarrée en France en 2006). En effet, aujourd’hui, 94% des organes greffés proviennent de personnes décédées en état de mort cérébrale alors que ce type de décès ne représente que 1% des décès à l’hôpital.

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Docteur Laurent MULLER (Médecin anesthésiste-réanimateur) Docteur Monique ANDARY (Docteur en médecine) Responsable du secteur don de moëlle, Laboratoire d'immunologie CHU St-Eloi de Montpellier Professeur Bernard ALBAT(Chirurgien) Chef de service chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, transplantation cardiaque Professeur Georges PAGEAUX(Professeur de médecine) |
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